Pour Gardner, wicca avait à l'origine le sens d'« art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l'ethnologue Margaret Murray qui écrivit le chapitre sur la sorcellerie dans l'édition de 1957 de l'Encyclopaedia Britannica, où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l'analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ». On constate, de plus, des similitudes avec la langue allemande, "wissen" signifiant "savoir".
La diversité des pratiques, l'absence de structure centrale - et souvent de structures tout court - et la crainte des persécutions rend le nombre des Wiccans difficile à déterminer[1] En 1990 l'étude ARIS avait estimé le nombre des Wiccans aus États-Unis à 8 000. L'étude suivante, réalisée en 2001 en trouve 134 000 auxquels il faut ajouter une part significative des 140 000 américains se définissant comme païens . L'enquète du Pew Forum, réalisée en 2008 place à environ 1.2 millions le nombre d'Américains pratiquant des religions "New Age". La majorité d'entre eux seraient wiccans ou fortement influencés par la Wicca. Ces chiffres sous-estiment probablement la taille réelle du mouvement, une part significative des wiccans pratiquant en secret par crainte des discriminations. Une évolution similaire se constate dans tous les pays anglo-saxons. Les wiccan éclectiques sont, dans l'ensemble, largement majoritaires même leur domination est moins prononcée en Grande-Bretagne.
Il s'est incarné dans un groupe appelé "Cercle initiatique de la Licorne Wicca occidentale" mentionné dans le rapport de la commission parlementaire sur les sectes[3]. Dirigé par "Yull Rugga" ce groupe s'est dispersé en plusieurs sous-groupes qui continuent à se réclamer de ce courant.
La Wicca luciférienne reprend le culte de Lucifer comme "porteur de lumière" en lui donnant une identité de "dieu romain": Vesper, père de Ceyx et fils d'Aurora, qui apportent la connaissance au hommes. Elle se réfère à l'ouvrage de Raven Grimassi, Aradia ou l'Evangile des Sorcières qui affirme que Lucifer est le père de la déesse des sorcières: Aradia. Il y est décrit comme l'époux et le frère de Diane.
Pour la Wicca luciferienne la divinité masculine se manifeste sous plusieurs avatars comme Pan, Kernunnos, Mithra et quelques autres dieux celtes. Ces avatars s'associent à Lilith qui devient l'équivalent fonctionnel de la Déesse-Mère wiccanne. Cette tendance demeure extrêmement minoritaire et est rejetée par la plupart des Wiccans français.
* La Déesse-mère : elle symboliserait l'énergie féminine, la nuit, la magie, l'eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune et à ses 4 phases, astre dominant dans la wicca. Les wiccan parlent de la triple déesse dans le sens où des quatre phases de la lune, trois seulement sont visibles :
o La lune montante représenterait la jeune fille;
o La pleine-lune: la mère;
o La lune décroissante: la vieille femme
o La lune noire (nouvelle lune): la mort;
Un mythe attribuable tant à la tradition Gardnerienne qu'Alexandrienne que l'on peut trouver dans "Progressive Witchcraft au chapitre 3, stipule que la déesse, possédant toutes les connaissances (y compris celle de la mort) aurait séjourné dans le royaume de la mort de qui elle serait tombée amoureuse. La mort, de l'anglais "Death", ne permettant pas d'identification de genre, dans ce mythe est masculin. Les wiccan l'attribuent donc à une des manifestations du dieu cornu.
La nouvelle lune est rarement incluse dans les rites wiccan. Lors de la nouvelle lune, la déesse résiderait au royaume des ombres à des fins de régénération et les wican pratiquent à ce moment-là de la magie dite "passive". (méditation, voyance...)
* Le Dieu-Père : il est associé au feu, à l'air, à la baguette, l'épée, l'athamé, les récoltes, la sexualité, le soleil. Souvent il est représenté avec des cornes, appelé le Cornu, même s'il n'y aurait aucun lien avec Satan ou toute autre représentation du diable. En réalité, le symbolisme des cornes rappellerait les cornes d'un cerf, ou autre animal, symbole de la Nature en elle-même. Souvent associé à Cernunnos (Dieu Celte de l'abondance), aux divinités Greco-Romaines Faunus ou à Pan.
Tel la Déesse, trois aspects principaux lui sont donnés :
* Dieu Soleil/de la Moisson.
* Dieu Chasseur/de la faune et la flore Sauvage.
* Dieu de la Mort/renaissance.
Le dieu mâle peut aussi être double, tel le Roi du chêne (Oak King) et le Roi du houx (Holly King). Selon la mythologie païenne, deux fois par an : au solstice d'été (Litha)et d'hiver (Yule), les deux dieux s'affronteraient: le roi du chêne amenant la lumière et la chaleur au solstice d'hiver, et le roi du houx le froid et la noirceur au solstice d'été. Les deux rois seraient considérés comme des frères. Bien que semblant opposés, aucun des deux ne reflèterait le bien ou le mal, considérant que "trop, c'est comme pas assez" pour les effets de l'un et l'autre.


